« Danses Libres »

Ce que dit la presse

 

Cécilia et François 5e Danse Hongroise Brahms

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 MALKOVSKY

le Répertoire présenté

Répertoire

VOIR et REVOIR les DANSES LIBRES

François Chaignaud

Cécilia Bengoléa

Lénio Kakléa

Enora Rivière

Mickaël Phelippeau

 

LIEUX 

Le Quartz de Brest

Théâtre de Vanves

Auditorium de Laon

CNDC d'Angers

Festival d'Uzès

Imaginez Maintenant Toulouse

La Rochelle

Paris : Ménagerie de Verre

 

DÉCOUVRIR par les documents

DVD "La Danse Libre de Malkovsky"
Ce DVD multilingue
(Vidéo et ROM) fait revivre l'œuvre
et le style du chorégraphe
français d'origine thèque
François Malkovsky (1889-1982), continuateur d'Isadora Duncan
et précurseur de la danse moderne

DVD "Malkovsky par lui-même"
Ce DVD fait revivre Malkovsky enseignant, dansant dans son studio à Paris en 1965.

"Philosophie du geste"

"La Danse de Malkovsky
à travers la notation Laban"

Lénio Kaklea

Cécilia Bengolea

Mickaël Phelippeau

Suzanne Bodak

 

avec François Chaignaud

 

LES ANTIPODES Quartz de Brest 

les 11 et 12 mars 2010

OUEST FRANCE 15 mars

Danses Libres, le cadeau de Malkovsky

Suzanne et Alexandre Bodak ont transmis à Cecilia Bengolea et François Chaignaud le répertoire du chorégraphe méconnu.

« Quand Cecilia Bengolea et François Chaignaud m'ont rencontrée pour me faire part de leur intérêt envers le répertoire de François Malkovsky, j'ai pensé : c'est un miracle ! Ils m'ont fait le plus beau cadeau de ma vie! »

Pendant des années, Suzanne Bodak a œuvré, dans l'ombre, à la transmission des chorégraphies de Malkovsky (1889-1982). Un répertoire composé de danses très brèves, sur tout des soli ou des duos, liées à - un thème ou une expression (La Mer,Jeunesse, Phanson matinale) et accompagnées au piano, sur des musiques de Chopin, Schubert, Debussy, Brahms, Dvorak...

Une danse d'utopie

Institutrice, Suzanne Bodak a travaillé quotidiennement pendant cinq ans avec Malkovsky. Son époux, Alexandre Bodak, médecin, fut aussi le pianiste de Malkovsky pendant plus de vingt ans. Leur connaissance et leur analyse de la danse libre les ont conduits aux Antipodes.

Au studio de danse, lieu idéal et dépouillé, la présentation du répertoire de Malkovsy, qui prit parti pour la grande danseuse libre Isadora Duncan, fut, pour le public, une expé-rience intense et émouvante. ~~ C'est une danse d'utopie, qui fait du bien aux gens, ~ résumait Suzanne Bodak.

« La plus grande élégance est la plus grande simplicité », disait Malkovsky.

Sur scène, l'apparition de son élève Suzanne Bodak, magistrale et idéale, donnait corps aux propos du maître. Au piano, Alexandre Bodak épousait parfaitement les élans des danseurs.

Évolutîon organique

Ravissante Danse avec voile, interprétée gracieusement par le jeune danseur Mickaël Phelippeau. Expressive Lenio Kaklea, jeune danseuse grecque, qui rejoignait, dans cette recherche du «sens des gestes »,Cecilia et François, dont elle était l'interprète dans Sylphides.

Avec cette deuxième création, si réussie, Cecilia Bengolea et François Chaignaud ont une nouvelle fois montré leur capacité « à se jeter dans l'inconnu ».

Du mémorable Pâquerette, où ils s'interrogeaient sur leur idéal sexuel, à Danses Libres, où leurs corps contemporains « idéalisent un mouvement naturel et sans entrave », les deux artistes associés du Quartz semblent faire le grand écart:

« Certes, nous ne voulons pas être catalogués ni reproduire les mêmes formules et les mêmes recettes, souligne Cecilia Bengolea. Mais de création en création, se dégage ce-pendant une suite logique. Celle de notre évolution organique. »

Frédérique Guiziou

Pour "Danses Libres", création Antipodes 2010, les deux artistes associés au Quartz,

Cecilia Bengolea et François Chaignaud ont découvert « grisés» le répertoire de François Malkovsky, basé sur le rythme universel du balancier.

  

Les Trois Coups   

Dimanche 14 mars 2010

Danses libres : chorégraphies de François Malkovsky (1889-1982), création, Le Quartz àBrest

Danse libre : ludique et enjouée

Danses libres est un spectacle à voir sous l'angle double de la représentation et de la démarche de conservation historique. La danse libre est en effet un concept inventé dans les années 1920 par François Malkovsky, et qui s'oppose aux contraintes de la danse classique et de ses codes d'entrave du corps. En ressort une esthétique en lien avec les éléments, la nature, la jeunesse, et qui souligne la joie et l'expressivité corporelle. La rencontre de Malkovsky avec la danseuse Isadora Duncan avait contribué à cette recherche du geste libre, déjà influencée par l'analyse des mouvements instinctifs des animaux.

Ce style, composé de formes chorales et nécessitant d' être transmis par un initié, est à l'origine de la danse moderne. Il était ici revisité de la manière la plus fidèle qui soit par quelques jeunes interprètes qui se sont formés pour l'occasion auprès de Suzanne Bodak, une héritière de ce courant. Parmi eux, François Chaignaud et Cecilia Bengolea, artistes associés au Quartz et très présents dans les différentes créations présentées aux Antipodes. Par ces expérimentations, ils poursuivent leurs recherches de ce que peut être un corps dansant tout en redonnant de la visibilité à un courant esthétique très peu exploité dans les œuvres actuelles.

En danse libre, la justesse du mouvement se ressent par le bien- être qu'il procure. Et ce bien-être est ici totalement partagé par le public, qui assiste à une chorégraphie ludique, très communicative dans sa simplicité et sa vocation de retour au naturel. Ce récital d'une quinzaine de pièces, qui furent créées entre 1922 et 1948, possède un charme kitsch insoupçonné, rehaussé par la fidélité aux costumes d'origine : des tuniques de fausse inspiration antique. Au son de Beethoven, Chopin, Schubert ou Brahms, les différents danseurs se sont donc succédé avec brio, gardant telle quelle la naïveté des mouvements, leur coloration désuète mais pleine d'énergie.

Il aurait été dommage de chercher à - moderniser - ces gestes, si particuliers et tombés dans un quasi-oubli, alors qu'ils s'inscrivent logiquement dans l'histoire de la danse contemporaine. Et il aurait été dommage de se priver, en tant que spectateur, d'un moment aussi réjouissant dans son évocation du corps exultant. Une prestation extrêmement épurée, se consacrant uniquement au mouvement sans se préoccuper d'éclairages ou de scénographie, mais une prestation réussie dont on ressort unanimement enjoué.

Aurore Krol

 

15e Festival D'UZÉS

les 12 et 13 juin 2010

  ARTICLES PARUS DANS LA PRESSE

 LIBERATION 14 JUIN 2010

La danse archéologue

Festival . Malkovsky revisité à Uzès Danse.le 12 juin 2010

Par MARIE-CHRISTINE VERNAY envoyée spéciale à Uzès

Pour sa 15e édition, le festival Uzès Danse, dirigé de main délicate par Liliane Schaus, aussi responsable du Centre de développement chorégraphique, remet ses pendules à l'heure. En invitant la "danse libre", en replaçant les spectacles au cœur de la cité, en invitant la parole poétique, la manifestation revient aux fondamentaux : la danse in situ. Modeste mais ambitieux par ses objectifs artistiques et sociaux, le festival a du charme, celui d'une danse actuelle qui se lit (lie) sur un mur médiéval. Samedi, le spectacle d'ouverture, Danses libres, de Cecilia Bengolea et François Chaignaud, est révélateur de l'esprit patrimonialement rebelle de l'art chorégraphique. En remontant de courtes pièces des années 20 aux noms évocateurs - J'ai cueilli ta fleur, Petit Berger, les Trois Petites Filles, Danse avec voile -, les chorégraphes remettent au goût du jour - et surtout de la nuit, dans le jardin de l'Evéché - le travail de François Malkovsky. Né en Tchécoslovaquie en 1889, le chorégraphe chercheur, grand défenseur d'Isadora Duncan, s'inspira des mouvements des animaux et de la nature pour atteindre son idéal de liberté. Aujourd'hui, on ne pourrait qu'en rire, ce qui fait d'ailleurs du bien, mais la présence sur scène de Suzanne Bodak, qui suivit l'enseignement de Malkovsky survolte l'atmosphère car elle ne danse décidément pas comme les jeunes interprètes qui l'ont invitée. Légère, sans intention, elle se balade, elle promène son idéal de danse sans contrainte bien que tout soit parfaitement écrit jusqu'à la position de base. C'est un ravissement. Et que ce festival soit le réceptacle et le diffuseur d'une telle aventure intergénérationnelle en dit long sur la volonté d'une certaine danse de ne pas se plier aux seules lois du marché. Le patrimoine l'y aide.

Voir les photos des danseurs par Laurent Pailler

MIDI LIBRE

Uzès danse. Décryptage du passé et incursion en Méditerranée

12 juin 2010

 

Il faut lui rendre justice: la 15e édition du festival Uzès Danse, pour exigeante qu'elle soit, creuse activement le sillon de la création contemporaine. Pas facile d'occuper cette place, à quelques jours du très médiatique Montpellier Danse. Aussi, sous l'intitulé très plasticien de "in sittu" (expression réservé aux actions d'artistes dans l'espace public), Eliane Shaus, sa directrice, insuffle l'idée de parler d'intime en lien avec le patrimoine, vivant et historique.
Dès l'ouverture samedi dernier, Confidences en donne une vision légère. Il s'agit de parcourir la ville en cinq lieux et d'y assister à un solo qui en exprime le suc. Dans sa lourde et belle robe corsetée, Laurence Saboye évoque des ransports pudiques dans la cour d'un hôtel particulier. En coin de rue, Laurent Pichaud embarque le spectateur dans une aventure àla Tati, versatile, attentive et humoristique. Les confidences font le grand écart,mais amènent aussi à percevoir la ténacité de chorégraphes installés en région.

Dans le Jardin de l'Évéché le soir même, Cécilia Bengolea et François Chaignaud offrent des Danses libres.Têes de pont d'une génération montante en danse contemporaine les deux chorégraphes, invités aussi àMontpellier, jouent les archéologues. Ils remontent des pièces de l'entre-deux-guerres de François Malkovsky en compagnie de Suzanne Bodak qui a suivi son enseignement. Jugées désuètes par beaucoup, elles exposent pourtant comment se vivait une danse naturelle et expressive, à l'ombre d'Isadora Duncan, avant l'hécatombe de 39-45. Naïf, frivole, infantile, romantique, le danseur ressemble à un papillon fragile.

Mais tel est le véritable passé européen, avant le raz de marée de la pensée américaine. De quoi construire du neuf, donc en décryptant le passé.

Lise Ott

Voir la revue MOUVEMENT de juillet et le revue DANSER

  

© AMM 2010..............mise à jour le 17 juillet 2010 

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