La Danse Libre de Malkovsky

 

La Notation Laban

Ecrire la danse…comme la musique

par Jacqueline Challet-Haas

  

MALKOVSKY

Danseur, éducateur
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Ecrire la danse
La notation Laban

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Le DVD
"La Danse Libre de Malkovsky"

Ce DVD multilingue
(Vidéo et ROM) fait revivre l'œuvre
et le style du chorégraphe
français d'origine thèque
François Malkovsky (1889-1982), continuateur d'Isadora Duncan
et précurseur de la danse moderne.

 

 

« Faut-il écrire la danse ? Oui : l'examen des possibilités qu'offrent les différentes manières (orale, écrites, audio-visuelle) utilisées pour transmettre, conserver et étudier la danse montre qu'une transcription est irremplaçable et donc indispensable sans vouloir rejeter les autres procédés qui ont leur utilité.…

D'un emploi très souple, la Cinétographie Laban (Labanotation) apporte une solution pratique parce qu'elle est conçue pour répondre aussi bien à la simplicité, qu'à la complexité de l'analyse et de la transcription.

Le système Laban utilise un signe de base qui contient à lui seul de nombreuses informations : la direction du mouvement, l'instant où il commence et celui où il se termine, sa durée, l'espace parcoru et donc la vitesse voulue. Ce signe s'inscrit dans les colonnes de la portée où le début et la fin du mouvement, sa durée sont précisément indiqués et repérés en fonction des mesures de la partition musicale.

Grâce aux lignes verticales de la portée, placées symétriquement de part et d'autre d'une ligne médiane figurant le plan de symétrie (du corps) , il est possible de suivre en continu le mouvement des différents segments des parties gauche et droite du corps, et de voir les déplacements de celui-ci, puisque chaque modification d'appui (transfert de poids) s'inscrit dans les colonnes centrales.

Un cinétogramme se lit de bas en haut.

Un coup d'œil horizontal suffit pour repérer les parties du corps en mouvement et voir la simultanéité de leurs actions. Cette lecture transversale donne le moment du mouvement. Un balayage visuel vertical montre le déroulement du mouvement et des parties de corps.

Les développements, longitudinal et latéral de la portée, permettent d'avoir toujours présentes sous les yeux les coordonnées spatiales et temporelles du mouvement en cours, par rapport à la découpe métrique de l'accompagnement musical.

Il existe certes d'autres approches d'analyse qui apportent chacune d'autres regards, d'autres aspects, mais la Cinétographie Laban donne la possibilité de constituer une "littérature" de la danse et de tout autre mouvement organisé, de premettre la "reconstruction" de ces textes, comme en témoignent aujourd'hui les reprises de plus en plus nombreuses d'œuvres chorégraphiques faites à partir des partitions.»

« Ce n'est pas un hasard si ce système d'analyse et de reconstruction du mouvement s'est progressivement répandu dans le monde entier.

On ne dira jamais assez que, si les moyens audio-visuels apportent une "image" immédiate, une impression d'ensemble, ils ne permettent pas la mise à plat d'un style, d'une composition chorégraphique, d'une analyse structurelle. Ils fournissent une mémoire globale dont l'utilisatipon reste subjective. La mémoire proposée par un texte est objectivement organisée et laisse à l'interprète le choix de sa compréhension.»

Extraits de textes de Jacqueline Challet-Haas parus dansla revue Marsyas (juin 1988) et Nouvelles de Danse N° 25 : dossier autour de Rudolf Laban .

 Pour plus d'information voir le site : http://notation.free.fr

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